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Opinions savoisiennes

Opinions savoisiennes aujourd’hui n’est rien mais ce rien est de ceux que l’histoire retient.

Il est de notre devoir d’œuvrer pour la liberté, c’est un fait, une obligation naturelle, un droit naturel dirait Rousseau.

Elle s’impose à nous, sauf à faire partie d’une masse contestataire aux cris individuels aussi vains qu’inaudibles. Se battre pour la liberté, nous le devons d’abord à nos ancêtres, au peuple laborieux, miséreux, arrachant au sol sa subsistance et qui pierre après pierre a constitué un patrimoine pour que ses descendants vivent mieux.

Serons-nous de ceux qui le braderont ?

Serons-nous de ceux que l’histoire qualifiera d’incultes, de paresseux, de  lâches ?

Notre pensée doit se tourner vers nos aïeux qui n’ont pu s’exprimer, souvent privés de l’écriture et dont les contestations sont enfouies à jamais, pauvres paroles d’opprimés dont le travail a engraissé les bedaines de quelques privilégiés et mesurer l’immense opportunité qui s’ouvre à nous.

Se taire, c’est se rendre complice de la disparition programmée d’un État hier encore libre et qui porte chevillés au corps les attributs de la souveraineté.

Les moyens de communication sont à notre portée, ils ne demandent qu’à amplifier notre voix. Voltaire, notre voisin, si proche de nous, dans son exil de Ferney, projetait dans l’affaire Calas de créer la plus grande imprimerie d’Europe. Aussi, nous ne serons pas en reste : nous ne nous comparons pas au cher maître dans l’art du conte philosophique, mais en matière de liberté d’expression nous sommes ses égaux. Pas à pas, nous dénoncerons les iniquités, les absurdités dont nous sommes les victimes. Les mots sont notre force, ils se mêlent au courant qui conduit à l’indépendance.

Vouloir s’assumer, vouloir diriger sa vie, c’est faire œuvre de maturité. Qui d’entre nous ne s’en sent pas digne ?

Ne sommes-nous plus que des suiveurs, des savoyards geignards ou des hommes de bien, des savoisiens ?

On ne mène pas un combat sans fierté, nous sommes un peuple et rien ne nous soumet.

Le temps de la liberté est venu, ni prison, ni menace ne nous feront renoncer. C’est un peuple qui appelle son indépendance, c’est un peuple qui refuse les États Nations, c’est un peuple qui combat les injustices : « Ce monde à bas, nous le ferons plus beau ».

Vous, opposants, acharnez-vous, défendez vos privilèges, vos partis qui ne sont que des PME à profit individuel, proclamez la guerre comme vous savez si bien le faire, vous n’empêcherez rien : l’humanisme de quelques-uns sera demain le lieu commun.

Alors, gens de Savoie, gens du pays, écrivez ou donnez vos idées aux scribes qui dans leur humilité porteront la voix de la raison. Pour l’accomplissement de notre projet, de notre reconnaissance, de notre honneur retrouvé, nous déclarons la naissance d’Opinions Savoisiennes et selon la coutume latine, nous l’élevons au-dessus de nos têtes.

Opinions savoisiennes aujourd’hui n’est rien mais ce rien est de ceux que l’histoire retient.