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Le sang des martyrs

1860 nous a créé une communauté de destin malheureuse avec la France. Nice paie cher  son annexion. Le choc des civilisations est devenu interne. N’importe quel individu est capable de se radicaliser et de semer la mort sur son passage. Impuissantes les autorités annexantes envisagent d’autres drames. Les médias se livrent à un spectacle indécent et les victimes sont finalement réduites à l’état de chiffres.

Les coupables ? En grand partie, nous, nous qui sommes incapables de nous reconnaitre dans notre pays la Savoie ou dans les États de Savoie. Voilà comment, la population nie sa propre existence et sa civilisation. De nouveau, elle sert de défouloir à quelques désespérés alors que des privilégiés s’enferment dans leurs certitudes .

Non, Nice et la Savoie ne sont pas françaises. Elles n’ont pas à subir les  errements politiques de gouvernements insignifiants, de choix qui ne sont que des priorités individuelles pour garantir la place de politique dont l’incompétence n’a d’égale que le cynisme. Si nous ne nous prenons,  pas en main, nous subirons de nouveau les choix démocratiques d’une population acculturée. Voulons-nous encore vivre sans maitrise de notre quotidien, voulons-nous encore subir les contrecoups de politiques désordonnées ?

1860 n’est pas une date fatidique, elle est un aléa tragique de l’histoire. Notre volonté saura rétablir la voie démocratique qui est la seule acceptable pour les États de Savoie et se dire que toutes les valeurs ne se valent pas, celles qui préconisent le mépris de la vie et de la dignité n’ont pas cours. La Savoie attend de la France un repentir officiel pour le génocide savoisien de la première guerre mondiale, elle ne pardonnera pas plus les éventuels attentats commis sur son territoire. La Savoie est un pays indépendant, elle a le devoir de se protéger, elle en a les moyens parce qu’elle est porteuse essentiellement des valeurs de respect qui manquent tant à ses voisins.

Le temps est venu d’assumer nos responsabilités : nous sommes savoisiens et nous ne sauront jamais être autre chose.