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La mondialisation

La mondialisation que l’on pare de nombreuses vertus a  ceci de fou qu’elle conduit à produire à l’extérieur ce qui logiquement devrait être fabriqué localement.

Ce constat, dont les altermondialistes de tous poils se font écho avait déjà interpellé, au 18 ème siècle Jonathan Swift  dans les voyages de Gulliver, ouvrage dont nous ne serions trop recommander la lecture ou la relecture (Les voyages de Gulliver) :

 » Mais ce qui l’étonnait le plus, c’était de voir que d’aussi grands espaces de terre fussent complètement dépourvus d’eau fraîche, et que nous fussions obligés de traverser les mers pour chercher de quoi boire. Je lui répliquai que l’Angleterre, ma chère patrie, produisait trois fois plus de nourriture que ses habitants n’en pouvaient consommer, et qu’à l’égard de la boisson, nous composions d’excellentes liqueurs avec le suc de certains fruits ou avec l’extrait de quelques grains; enfin que nous avions dans la même proportion toutes les choses nécessaires à la vie; mais que, pour nourrir le luxe et l’intempérance des mâles et la vanité des femelles, nous envoyions dans les pays étrangers une grande partie de nos produits et que nous en rapportions en échange les matériaux de nos vices et de nos maladies.De là il s’ensuit nécessairement, lui dis-je, qu’un grand nombre de gens parmi nous sont forcés de gagner leur vie en se faisant mendiants, filous, pipeurs, parjures, flatteurs, suborneurs, faussaires, faux témoins, menteurs, fanfarons , mauvais auteurs, empoisonneurs, astrologues, tartuffes, folliculaires, libres penseurs , et autres professions semblables. On imaginera combien je dus être embarrassé pour faire comprendre tous ces métiers à mon maître ».

A cette brillante démonstration, on ne peut rien ajouter et que s’incliner devant ce brillant analyste qu’est  Jonathan Swift, si ce n’est à la lumière des élections présidentielles de nos voisins français, rajouter à la liste des malheureux dépourvus d’ouvrage par faute de production locale,  les politiciens condamnés aux discours creux et aux banalités affligeantes, à moins,évidement, qu’ils ne cumulent  pas quelques autres des belles professions énumérées ci-dessus.