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Ces élèves qu’on assassine

Les enseignants français se plaignent d’être mal considérés. Il faut dire qu’ils s’y emploient. Qui d’entre-nous n’a pas de mauvais souvenirs d’un enseignant acariâtre ou d’un faux-bienveillant qui a tenté de nous  destiner , notre vie entière, au nettoyage des latrines ? Quant aux bons souvenirs, ils appartiennent à ceux, comme le chante Jacques Brel , » qui ont la chance d’apprendre dès leur enfance tout ce qui ne leur servira pas » ( https://www.youtube.com/watch?v=Ja4tVPCDQco).

Au nom de la sacro-sainte hiérarchie, les enseignants notent et renotent, dans le but de faire évoluer l’apprenant et miracle, les bons restent bons et les mauvais, mauvais. Heureusement, il existe le neuro-mythe des intelligences multiples qui justifie les différences. Celui-ci a une intelligence mathématique, l’autre littéraire, le troisième auquel on dénie toute forme  d’intelligence a le sens  relationnel ! Pour un peu, si notre société n’était pas fortement anti-chrétienne, on citerait, à ce dernier individu, le nouveau testament : « heureux les simples d’esprit, le royaume des cieux est à eux » ! Les tenants de la pédagogie « nouvellement conservatrice« , esprits forts et libéraux, lui décerneraient le prix de la camaraderie.

Plus logiquement, les intelligences multiples n’existent pas. Chaque individu a les mêmes capacités et suivant les sollicitations exercées à l’enfance, ils les développent ou pas. Regardez les photos de jeunes enfants, comme ils sont éveillés. Dix ans plus tard, sur les visages des mêmes jeunes, on lit souvent  la tristesse et la lassitude, le système scolaire est passé par là.  Plus encore, ceux qui ont des facilités se lassent vite et désertent le lycée. Quoi de plus ridicule de maintenir assis des jeunes 5 à 6 heures sur une chaise quand on sait qu’une heure d’écoute correspond à 10 mm d’attention ! Alors les enseignant français redoublent d’inventivité, ils parlent, parlent dans leur petit théâtre où se jouent des tragédies individuelles. Entre humour et coercition, ils maintiennent l’ordre social. Dès 1996, la Ligue Savoisienne avait proposé des enseignements modulaires. Sans attendre, on pourrait, par exemple,  passer un niveau de science plus ou moins élevé en dehors de tout niveau de classe et, ainsi pour la plupart des matières, dès que l’on s’en sentirait apte. Peu importe si ceux qui se destinent  à un moment de leur vie à certains métiers ne parlent pas anglais à la fin de leurs études ou n’est pas choisi cet enseignement ! En pratique, dès le lycée ou même le collège, l’elève validerait des unités de valeur. Ce principe est excessivement logique, l’école n’a pas a briser les individus mais à leur permettre de trouver l’équilibre psychique et physique indispensables à toute vie réussie. Comment le jeune auquel on fait sentir, au quotidien, qu’il n’a pas les capacités de réussite peut-il se projeter dans un avenir serein ?

La Savoie ne laissera pas ses habitants se faire massacrer par aucun système totalitaire. L’enseignement existera pour les citoyens et au service des citoyens.

Enfin, si jamais vous avez quitté le système scolaire français rapidement et précipitamment, dites-vous que ce n’est jamais qu’un signe de bonne santé mentale !