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3 Replies to “Amédée 65”

  1. Sympa, l’Echo du pic Haglass de proposer ce livre au Dahu qui n’a pas appris à l’école, quand il était petit, l’histoire de son pays !
    L’histoire de la Savoie est si grande, si longue, si belle, qu’en réalité il a fallu s’y mettre à plusieurs pour en restituer un petit condensé…

  2. MEDIAS CITOYENS DIOIS
    MCD association 1901
    Bienvenue !
    Bienvenue !

    L’association Médias Citoyens Diois donne aux citoyens les moyens de s’informer et de s’exprimer sur la vie locale, de favoriser la pluralité d’expression, le dialogue entre les habitants, les associations, les entreprises et les élus du territoire.
    Elle s’engage à promouvoir une information fiable et sincère dans une logique de service collectif et d’information pour le territoire Diois, et plus largement de la Drôme.
    Pour envoyer une information nous avertir d’un sujet de reportage, nous faire parvenir une brève de votre village ou un article … utilisez le lien en haut à droite pour nous écrire.
    Le CA

    Une réalité que refusent d’admettre certains politiques.

    Le pic de pollution qui étouffe la vallée de l’Arve

    Le travelling en noir et blanc fait défiler une centaine d’enfants figés, masques médicaux sur le visage. Au fond, on aperçoit des montagnes, et les rayons du soleil sont un peu voilés par la brume. Ces quatre minutes de regards immobiles, de gestes suspendus, ont été tournées le 13 décembre à l’initiative d’un parent d’élève dans l’une des quatre écoles de Sallanches, le plus gros bourg de la vallée de l’Arve. Réputé par sa qualité de l’air désastreuse, ce coin de Haute-Savoie fait l’objet d’une alerte pollution ininterrompue depuis plus d’un mois.
    «Il y a vingt-cinq ans, mes parents ont quitté la région parisienne et changé de vie pour venir ici, au pied du mont Blanc, car j’étais fortement asthmatique», raconte Vincent Hazout, à l’origine de la vidéo vue plus de 80 000 fois en quinze jours sur Facebook.

    Début décembre, c’était au tour de son fils de 5 ans, Augustin, d’être diagnostiqué asthmatique. «Ça veut dire un traitement permanent à la ventoline et à la cortisone.

    C’est ça le prix à payer pour vivre face au toit de l’Europe ?» interroge Vincent Hazout.

    Il fait appel à des copains réalisateurs, mobilise les autres parents, convainc la directrice de l’école. Deux prises suffisent à tourner le clip, sous forme de «mannequin challenge», dernier avatar du happening filmé dont les réseaux sociaux raffolent depuis cet automne.

    L’objectif du buzz est d’«enfin faire bouger les pouvoirs publics, qui sont dans le négationnisme et l’immobilisme ces dernières années, dénonce Vincent Hazout.

    Il faut reconnaître l’urgence et proposer une protection sanitaire des citoyens à la mesure du phénomène».

    Depuis le 30 novembre, la carte réactualisée chaque jour par Atmo, l’agence de surveillance de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes, est éloquente : en haut, à droite, la vallée de l’Arve apparaît en rouge écarlate, au stade 9 d’une échelle qui en compte 10, allant de «très bon» à «très mauvais».
    Plan de protection de l’atmosphère
    Chamonix, Sallanches, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, Cluses, Scionzier, Bonneville, La Roche-sur-Foron : près de 155 000 personnes sont potentiellement exposées à des taux de microparticules (les PM10 et les PM2,5) dépassant ceux de certaines mégalopoles.

    En cause, le chauffage au bois (responsable en ce moment de 70 à 80% des émissions, contre 60% en temps normal), les transports routiers (23% des PM10 et trois quarts des oxydes d’azote) et l’industrie (12% des PM10).

    Un constat que réfute Jean-Marc Peillex, maire UDI de Saint-Gervais : «C’est de la désinformation, c’est faux de dire que toutes les communes de l’Arve sont touchées, assène-t-il. Saint-Gervais n’est quasiment pas concerné par la pollution, contrairement à Passy», où se trouve l’une des bornes de mesure de l’observatoire agréé par l’Etat. «Il n’y a pas de pic dans la vallée de l’Arve, il y en a partout en France, mais tout le monde ne se trouve pas au pied du mont Blanc, alors on en parle moins», reprend-il.

    Il dénonce l’absence de «volonté politique nationale» et estime «que le préfet n’a pas fait son travail». Depuis 2012, un plan de protection de l’atmosphère piloté par la préfecture de Haute-Savoie vise pourtant les trois secteurs responsables des seuils alarmants. La prochaine évaluation quinquennale de ces mesures sera rendue publique en juin 2017.
    Interdits de récré
    «Les politiques sortent tous le parapluie et reportent la faute sur l’échelon suivant», résume Vincent Hazout.

    A Sallanches, les habitants ont obtenu du maire un arrêté interdisant l’accès au complexe sportif et aux terrains de sport. Depuis début décembre, les élèves de l’école d’Augustin ont de drôles de récréations. Les enfants de maternelle ne sortent plus du tout, les plus grands ont le droit d’aller dans la cour, mais il est formellement interdit de courir. Cet établissement est privé. Les écoles publiques de la vallée de l’Arve ne sont, elles, pas astreintes au confinement.

    Une aberration, selon Frédéric Champly, médecin urgentiste à Sallanches, qui souligne qu’«au-delà des pics, la problématique, c’est la pollution récurrente» : «Les pathologies chroniques s’installent dans notre vallée. C’est à tout le monde qu’il faut interdire une activité physique intense», juge-t-il. Aux habitants comme aux touristes…

    Or la vallée de l’Arve tire une partie de ses revenus de l’or blanc et de son corollaire, la spéculation immobilière. «Oui, tout le monde en vit de l’activité touristique, y compris l’urgentiste qui fait les secours en montagne. Vous voulez qu’on crève en arrêtant ?» rétorque le maire de Saint-Gervais, par ailleurs PDG d’une agence immobilière.

    Le pic de pollution qui étouffe la vallée de l’Arve

    Depuis le 30 novembre, les 155 000 habitants de cette vallée au pied du mont Blanc vivent avec un nuage de pollution au dessus de leur tête. Une réalité que refusent d’admettre certains politiques.

    Le pic de pollution qui étouffe la vallée de l’Arve
    Le travelling en noir et blanc fait défiler une centaine d’enfants figés, masques médicaux sur le visage. Au fond, on aperçoit des montagnes, et les rayons du soleil sont un peu voilés par la brume. Ces quatre minutes de regards immobiles, de gestes suspendus, ont été tournées le 13 décembre à l’initiative d’un parent d’élève dans l’une des quatre écoles de Sallanches, le plus gros bourg de la vallée de l’Arve. Réputé par sa qualité de l’air désastreuse, ce coin de Haute-Savoie fait l’objet d’une alerte pollution ininterrompue depuis plus d’un mois.
    «Il y a vingt-cinq ans, mes parents ont quitté la région parisienne et changé de vie pour venir ici, au pied du mont Blanc, car j’étais fortement asthmatique», raconte Vincent Hazout, à l’origine de la vidéo vue plus de 80 000 fois en quinze jours sur Facebook. Début décembre, c’était au tour de son fils de 5 ans, Augustin, d’être diagnostiqué asthmatique. «Ça veut dire un traitement permanent à la ventoline et à la cortisone. C’est ça le prix à payer pour vivre face au toit de l’Europe ?» interroge Vincent Hazout. Il fait appel à des copains réalisateurs, mobilise les autres parents, convainc la directrice de l’école. Deux prises suffisent à tourner le clip, sous forme de «mannequin challenge», dernier avatar du happening filmé dont les réseaux sociaux raffolent depuis cet automne.

    L’objectif du buzz est d’«enfin faire bouger les pouvoirs publics, qui sont dans le négationnisme et l’immobilisme ces dernières années, dénonce Vincent Hazout. Il faut reconnaître l’urgence et proposer une protection sanitaire des citoyens à la mesure du phénomène». Depuis le 30 novembre, la carte réactualisée chaque jour par Atmo, l’agence de surveillance de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes, est éloquente : en haut, à droite, la vallée de l’Arve apparaît en rouge écarlate, au stade 9 d’une échelle qui en compte 10, allant de «très bon» à «très mauvais».
    Plan de protection de l’atmosphère
    Chamonix, Sallanches, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, Cluses, Scionzier, Bonneville, La Roche-sur-Foron : près de 155 000 personnes sont potentiellement exposées à des taux de microparticules (les PM10 et les PM2,5) dépassant ceux de certaines mégalopoles. En cause, le chauffage au bois (responsable en ce moment de 70 à 80% des émissions, contre 60% en temps normal), les transports routiers (23% des PM10 et trois quarts des oxydes d’azote) et l’industrie (12% des PM10).

    Un constat que réfute Jean-Marc Peillex, maire UDI de Saint-Gervais : «C’est de la désinformation, c’est faux de dire que toutes les communes de l’Arve sont touchées, assène-t-il. Saint-Gervais n’est quasiment pas concerné par la pollution, contrairement à Passy», où se trouve l’une des bornes de mesure de l’observatoire agréé par l’Etat. «Il n’y a pas de pic dans la vallée de l’Arve, il y en a partout en France, mais tout le monde ne se trouve pas au pied du mont Blanc, alors on en parle moins», reprend-il. Il dénonce l’absence de «volonté politique nationale» et estime «que le préfet n’a pas fait son travail». Depuis 2012, un plan de protection de l’atmosphère piloté par la préfecture de Haute-Savoie vise pourtant les trois secteurs responsables des seuils alarmants. La prochaine évaluation quinquennale de ces mesures sera rendue publique en juin 2017.
    Interdits de récré
    «Les politiques sortent tous le parapluie et reportent la faute sur l’échelon suivant», résume Vincent Hazout. A Sallanches, les habitants ont obtenu du maire un arrêté interdisant l’accès au complexe sportif et aux terrains de sport. Depuis début décembre, les élèves de l’école d’Augustin ont de drôles de récréations. Les enfants de maternelle ne sortent plus du tout, les plus grands ont le droit d’aller dans la cour, mais il est formellement interdit de courir. Cet établissement est privé. Les écoles publiques de la vallée de l’Arve ne sont, elles, pas astreintes au confinement.
    Une aberration, selon Frédéric Champly, médecin urgentiste à Sallanches, qui souligne qu’«au-delà des pics, la problématique, c’est la pollution récurrente» : «Les pathologies chroniques s’installent dans notre vallée. C’est à tout le monde qu’il faut interdire une activité physique intense», juge-t-il. Aux habitants comme aux touristes… Or la vallée de l’Arve tire une partie de ses revenus de l’or blanc et de son corollaire, la spéculation immobilière. «Oui, tout le monde en vit de l’activité touristique, y compris l’urgentiste qui fait les secours en montagne. Vous voulez qu’on crève en arrêtant ?» rétorque le maire de Saint-Gervais, par ailleurs PDG d’une agence immobilière.
    Le mouvement de grogne citoyenne que portent notamment Vincent Hazout et Frédéric Champly veut s’atteler en janvier à la création, dans chaque bourg, de commissions indépendantes dédiées à la qualité de l’air. Mais encore faudrait-il «des lignes de budget dédiées», pointe Vincent Hazout : «Ce n’est pas compliqué de mettre des filtres et des inserts sur les cheminées. Il y a 19 000 foyers concernés dans la vallée. On en a déjà fait un millier grâce au fonds air bois, il en reste 18 000…» Le maire de Saint-Gervais suggère, lui, de déplacer l’usine d’incinération de Passy, qui traite les déchets d’une quarantaine de communes, vers un lieu «où la ventilation naturelle permettra de mieux disperser la pollution». En attendant, certains enseignants appréhendent la rentrée de mardi. Aucun changement météo n’est annoncé dans les quinze jours à venir. Augustin et ses camarades vont devoir continuer à jouer à l’intérieur.

    Maïté Darnault correspondante Libé à Lyon

    Le mouvement de grogne citoyenne que portent notamment Vincent Hazout et Frédéric Champly (chef Frédéric Champly à l’hôpital de Sallanches))veut s’atteler en janvier à la création, dans chaque bourg, de commissions indépendantes dédiées à la qualité de l’air.

    Mais encore faudrait-il «des lignes de budget dédiées», pointe Vincent Hazout : «Ce n’est pas compliqué de mettre des filtres et des inserts sur les cheminées. Il y a 19 000 foyers concernés dans la vallée. On en a déjà fait un millier grâce au fonds air bois, il en reste 18 000…» Le maire de Saint-Gervais suggère, lui, de déplacer l’usine d’incinération de Passy, qui traite les déchets d’une quarantaine de communes, vers un lieu «où la ventilation naturelle permettra de mieux disperser la pollution». En attendant, certains enseignants appréhendent la rentrée de mardi. Aucun changement météo n’est annoncé dans les quinze jours à venir. Augustin et ses camarades vont devoir continuer à jouer à l’intérieur.

    100%SAVOIE doit prendre contact avec ces donneurs d’Alerte, c’est urgent cela permettrait de faire quelques adhérents dont nous avons besoin voir plus….

  3. bonjour savoisien libre
    1. Bien sûr il est inacceptable qu’on laisse s’empoisonner l’air de nos vallées et de nos montagnes ; 100%SAVOIE s’est aussi emparé du sujet ; à suivre.

    2 Ne compte pas que sur les autres ! A toi convaincu d’être convaincant avec tes amis et des proches pour leur dire qu’il y a un autre possible ; une Savoie émancipée rendue à ses habitants

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