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Question d’identité

Qu’est-ce qu’un sentiment d’identité nationale ?

Il me semble qu’une identité nationale équivaut à un sentiment d’appartenance. Appartenance à un paysage, appartenance à une société, appartenance à un système politique et économique et non pas à ce qui est écrit sur ma carte d’identité. Pour avoir ce sentiment d’appartenance il faut pouvoir ce sentir en phase avec ce paysage, cette société, ce système politique ou économique et pour ce sentir en phase il faut avoir une emprise sur ces domaines, avoir le sentiment d’avoir participé à ce qu’ils sont et peu importe le lieu de naissance.

Comment, en étant Savoyard, avoir un sentiment d’appartenance à la France quand tout est décidé à Paris par des oligarques selon un système népotique néo-royaliste ? Comment avoir ce sentiment quand le peuple  n’a aucune prise sur les décidions politiques, sociales ou économique décidées par ce gouvernement centralisé à outrance ?

Le Suisse possède ce sentiment car il a la possibilité par les droits de référendum ou d’initiative d’agir directement sur sa politique, sa société ou son paysage. Le Savoyards a t-il voté sur les bilatérales, sur les transversales alpines (le Lyon – Turin), sur le CEVA. Votera-t-il, sur les minarets, le renvoi des criminels étrangers ou sur un frein à l’immigration massive en Savoie ?

Comment peu-t-on avoir une identité nationale lorsque l’on se fait mener par le bout du nez ?

Alors qu’il n’y a pas une identité nationale suisse mais des identités nationales suisses selon les régions, les cantons, les langues ou les religions pratiquées, contrairement  la France qui n’a qu’une langue, qu’une religion officielle, et une décentralisation de façade et qui aimerait que tout les français soient les mêmes : à l’image des parisiens.

Lorsqu’un journaliste demandait à un Suisse d’origine étrangère si il avait le sentiment d’être bien intégré, ce dernier a justement répondu : non je ne suis pas très bien intégré, je suis Suisse !

Car pour être Suisse il ne faut pas forcément être né sur le sol suisse mais il faut prouver qu’on mérite d’être suisse. Il n’y a pas de droit du sol comme en France. Qu’aurait répondu le français d’origine étrangère, français simplement parce que sa mère a accouché en France à la même question ?

Le fait que la France se questionne sans arrêt à ce sujet monte l’ampleur de cette notion aux yeux de Paris. Un pays qui fonctionne bien n’a pas à se poser cette question, l’identité y est alors naturelle.

Alors non je n’ai aucun sentiment d’appartenance au système français qui décide tout pour moi par de parfaits inconnus qui ne m’intéressent pas. Je ne ressens donc aucun sentiment d’identité nationale française.

Alors oui je ressens une identité nationale suisse ou genevoise car Genève a  été formée en partie par le travail de mes aïeux et par la volonté du peuple de Genève. Oui j’ai serré des mains de conseillers fédéraux ou discuté avec des conseillers d’État, des personnalités qui ont un réel pouvoir et que je ressens beaucoup plu proche de moi que les hautes sphères parisiennes enfermées dans leur cocon.

Alors oui je ressens une identité nationale savoisienne parce que je participe au mieux que je le peux à son retour à l’indépendance que je souhaite de tout mon cœur. Une nouvelle Savoie détachée des tentacules française et dont les dirigeants seront  proches du peuple, peuple qui aura enfin prise directe sur les décisions qui le concernent et qui, dès lors, reprendra de lui-même sa véritable identité nationale perdue il y 156 ans.

Alain PITTARD

3 Replies to “Question d’identité”

  1. Alain, Ton brillant éloge de la Nationalité nous donne une idée de ce que devrait être la Nationalité Savoisienne. Je précisera une chose: Il ne peut y avoir de double, ou triple ou trouble Nationalité …….on ne peut en avoir qu’une seule tout Comme on ne peut avoir qu’une seule épouse …..N’en déplaise ..

  2. Bravo à Alain P. d’avoir si bien parlé de l’identité, liée au sentiment d’appartenance à son pays et à ses paysages, à ses ancêtres et à tous ceux qui ont participé à la construction de ce pays.
    Et tout à fait d’accord avec le commentateur Ratavoliva à propos de la double-nationalité, qui ne devrait pas exister, et encore moins en Savoie qu’ailleurs. En effet, si elle était acceptée en Savoie souveraine, cela signifierait que tous les Savoyards deviendraient Savoyo-français, ou Franco-savoyards, et resteraient donc Français, car l’usage montre que les double-nationaux français restent Français avant tout ; c’est-à-dire qu’ils conservent leur goût du centralisme jacobin, du républicanisme puritain et du cocoriquisme arrogant…

  3. A  RATAVOLIVA et Maurice

    Je ne comprend pas du tout votre réaction. 
    Trouvez vous plus normal qu’une personne captive d’un état peu démocratique soit obligée de rester asservie et dépendante de cet état plutôt que de pouvoir se mettre à l’abri de cette situation dans son autre nation ou elle bénéficie de la citoyenneté ?
    Est ce de la jalousie?
    C’est en-tout-cas la position de ceux qui lève le plus haut le drapeau tricolore du pays d’a côté (FN).
    Chez ces derniers ne serait ce pas une forme du syndrome de Stockholm ? Plus on les contraint, plus on les manipule et plus ils se sentent partie intégrante de l’entité qui abuse de leur naïveté.

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